FÉDÉRATION FRANÇAISE des Associations d'Utilisateurs de Véhicules Electriques

Nos propositions

Faciliter l’accès au véhicules électriques

Assouplir les conditions pour permettre aux ménages modestes d’accéder à la mobilité électrique pour 100€/mois ;

Porter le bonus écologique de 27% à 40% du coût d’acquisition d’un véhicule électrique, afin de permettre aux ménages les plus modestes de bénéficier du bonus écologique sur un véhicule inférieur à 25926 € ;

Développer pour tous les modèles de véhicules personnels, une étiquette « coût d’utilisation », sur le modèle des étiquettes énergétiques existantes sur les automobiles, ou des trois étiquettes existantes sur les pneumatiques. Cette étiquette « coût d’utilisation » mesurerait les coûts de consommation d’énergie et les coûts d’entretien afin d’aider les consommateurs dans leurs choix en leur apportant des éléments de comparaison ;

Promouvoir l’émergence d’une filière de rétrofit des véhicules thermiques vers l’électrique et des véhicules électriques les plus anciens vers l’électrique.

Une recharge plus facile et plus transparente

Améliorer la transparence tarifaire :

Permettre aux clients des infrastructures de recharge de pouvoir consulter sur toutes les bornes le coût de leur recharge en temps réel, sur la borne ou leur smartphone ou leur voiture. Quand un client prend de l’essence, il voit en temps réel les € défiler à la pompe, l’expérience client doit être strictement la même pour celui qui met des ions dans sa voiture ;

Afficher les noms et tarifs des opérateurs sur les stations de recharge, et en amont des stations sur les autoroutes, comme c’est déjà le cas pour les stations de carburants ;

Faciliter le paiement : promouvoir le plug and charge et les Terminaux de Paiement Electronique ;

Rendre les recharges plus accessibles :

Donner accès aux subventions pour l’installation d’une simple prise renforcée : ne pas les réserver aux seules bornes de recharge, coûteuses et pas toujours nécessaires.

Réduire le taux de TVA des recharges sur les bornes publiques.

Assouplir les normes électriques : Créer une exception à l’obligation française des obturateurs sur les connecteurs électriques pour permettre l’installation en milieu privé de prises industrielles de type P17, de prises de type 2 sans obturateur et de câbles attachés comme le permet la norme européenne.

Faire respecter les stationnements réservés aux véhicules en charge

Tarif de l’amende insuffisant : revoir la catégorie de stationnement de gênant à très gênant.

Mieux sanctionner les voitures ventouses : Promouvoir auprès des municipalités l’apposition sur les bornes de recharge du numéro d’appel de la police municipale du territoire concerné en précisant « pour demander une verbalisation et une mise en fourrière d’un véhicule non autorisé sur cette place de recharge ».

Permettre au verbalisateur de savoir si le véhicule est en charge (signalétique lumineuse)

Assouplir les normes électriques : Créer une exception à l’obligation française des obturateurs sur les connecteurs électriques pour permettre l’installation en milieu privé de prises industrielles de type P17, de prises de type 2 sans obturateur et de câbles attachés comme le permet la norme européenne.

Faire respecter les stationnements réservés aux véhicules en charge

Tarif de l’amende insuffisant : revoir la catégorie de stationnement de gênant à très gênant.

Mieux sanctionner les voitures ventouses : Promouvoir auprès des municipalités l’apposition sur les bornes de recharge du numéro d’appel de la police municipale du territoire concerné en précisant « pour demander une verbalisation et une mise en fourrière d’un véhicule non autorisé sur cette place de recharge ».

Permettre au verbalisateur de savoir si le véhicule est en charge (signalétique lumineuse)

Les pistes d’action pour que l’Etat poursuive une politique résolue en faveur de la mobilité électrique

 

Clarifier la communication en réservant le terme de véhicule électrique aux seuls véhicules 100% électrique. Les hybrides appartiennent à la catégorie des véhicules électrifiés et cumulent les inconvénients des deux types de motorisation.

Maintenir des incitations fiscales pour tous les véhicules électriques (réductions de taxes, bonus écologique, primes proposées par les collectivités etc.) ;

Exclure durablement et clairement les véhicules électriques de toute taxe au poids : l’attente de beaucoup de consommateurs est une autonomie rassurante, un véhicule électrique, même lourd, restera toujours considérablement moins polluant que son équivalent thermique ;

Inciter les constructeurs à développer une offre de véhicules plus légers ;

Mieux informer sur le coût d’utilisation global des véhicules, mettant en avant le faible coût à l’usage des véhicules électriques ;

Favoriser l’implantation de solutions de recharge publique, à tarif raisonnable, dans chaque quartier résidentiel en zone urbaine.

Inciter les très nombreux français qui stationnent sur la voie publique à recourir aux aires de stationnement, privées ou publiques, aménagées avec des solutions de recharge mutualisées moins onéreuses et plus sobres énergétiquement. Trop de grandes villes françaises sont encore de véritables zones blanches de la recharge ;

Subventionner l’installation de ces types de stationnement lorsqu’ils sont associés au déploiement d’ombrières photovoltaïques ;

Poursuivre le développement d’infrastructures de recharge rapide sur les axes non autoroutiers ;

Sanctionner le stationnement abusif sur les zones de recharge comme stationnement très gênant ;

Favoriser la transparence des prix et la facilité de paiement sur les infrastructures de recharge avec une norme de calcul du tarif au kWh ;

Interdire à l’État et aux collectivités l’acquisition ou la location de véhicules légers comportant un moteur thermique (Crit’Air 0 obligatoire) ;

Faciliter la transmission de la liste des immatriculations de véhicules zéro émissions, afin de favoriser l’application de mesures spécifiques sans formalités de la part de l’usager (accès aux zones restreintes en France et en Europe, stationnement à tarif préférentiel, etc.) ;

Encourager les sports mécaniques 100% électriques, vecteurs d’image et d’adhésion ;

Renforcer les actions de découverte et de promotion des véhicules électriques, en lien avec les associations d’utilisateurs, par une aide publique de notre fédération ;

Développer un plan pour l’électrification du transport lourd (camions, navires) ;

Développer l’électrification des véhicules existants, thermiques ou électriques anciens, par le rétrofit ou la mise à jour des packs batterie, en assouplissant plus fortement la réglementation ;

Contribuer au niveau européen à une normalisation de l’emplacement des connecteurs de recharge, évitant ainsi aux utilisateurs des stationnements parfois périlleux.

Une mobilité électrique alimentée par de l’électricité décarbonée

 

Nous avons adopté une charte d’engagement de nos associations membres sur la nécessité de développer une mobilité électrique alimentée par de l’électricité décarbonée.

Nous souhaitons notamment encourager :

  • L’utilisation responsable d’énergie décarbonée et si possible renouvelable ;
  • L’efficacité et la sobriété énergétique ;
  • Les politiques de covoiturage et d’autopartage ;
  • Le recours à des communautés d’énergie renouvelable permettant la mutualisation des investissements, le stockage et la redistribution sur les territoires de l’énergie produite ;

L’exploration des possibilités d’adaptation du couple « moteur électrique-batterie » aux nouvelles formes de mobilité émergentes afin de favoriser le développement de solutions de transport innovantes et durables ;

Les priorités à considérer par les collectivités pour l’implantation des Infrastructures de Recharge de Véhicules Electriques (IRVE)

Nous accompagnons les territoires d’énergie à mettre à jour leurs schémas directeurs d’Infrastructures de Recharge afin de penser l’implantation des IRVE en fonction des usages et à considérer les intérêts des utilisateurs, en particulier par les mesures suivantes :

Une signalétique balisant l’accès aux emplacements de recharges réservés (via affichages, panneaux et contrôles / verbalisation) aux véhicules électriques en charge ;

Un mode d’emploi et une tarification aisément compréhensible (cf. carburants), à travers une facturation au kWh. Au-delà d’une durée précise, la facturation au temps pourrait être utilisée pour dissuader les véhicules « ventouses » qui affectent la rentabilité des bornes ;

La lisibilité des écrans des points de charge (orientation et protection) ;

La protection du matériel et des utilisateurs par l’installation d’ombrières photovoltaïques pouvant intégrer des bornes de recharge normale, jusqu’à 7 kW en T2. (soleil / pluie) ;

La disponibilité de services à proximité immédiate des points de charge (Commodités, Wifi, …) ;

L’intégration de la forte évolutivité technologique des VE par une conception modulaire des bornes pour minimiser les coûts d’adaptation (évolutions liées à la norme 15118 par exemple), anticiper le déploiement des bornes intelligentes dites bidirectionnelles capables de soutenir le réseau intelligemment (smart grid) en puisant dans les batteries des véhicules qui pourront servir à la fois de stockage des ENR et de générateurs pour « écrêter » les pics de consommation ;

Faciliter le paiement par l’installation d’un « lecteur CB sans contact » sur les bornes, ou l’utilisation d’un QR code ;

Pour une meilleure “rentabilité” du parc des bornes de 24kW en DC Tri-Standard (T2 – CCS – ChadeMO), en complément des bornes AC 22 kW déjà existantes